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Pas de place en PASS ou en LAS après Parcoursup : quelles options à la rentrée

Pas de place en PASS ou en LAS après Parcoursup : quelles options à la rentrée

Chaque année, des bacheliers qui visaient les études de santé terminent Parcoursup sans place en PASS ni en LAS. La rentrée approche, les camarades sont fixés, et la situation paraît sans issue.

Elle ne l'est pas. Plusieurs options existent, y compris à quelques jours de la rentrée, et certaines mènent aux mêmes filières avec une année de décalage seulement. Encore faut-il les connaître et agir vite.

À faire immédiatement : vérifier la phase complémentaire

Tant que la phase complémentaire de Parcoursup est ouverte — elle se poursuit jusqu'à la mi-septembre — de nouveaux vœux peuvent être formulés sur les places encore disponibles.

Les places en PASS et en LAS y sont rares, mais elles existent : des désistements interviennent tout l'été. Il vaut la peine de consulter la liste chaque jour plutôt qu'une fois.

Un candidat sans aucune proposition peut aussi solliciter la commission d'accès à l'enseignement supérieur de son académie, qui étudie les dossiers individuellement et peut proposer une formation.

L'année préparatoire

C'est l'option la plus directe pour qui maintient son objectif santé sans avoir obtenu de place.

Souvent appelée P0, ou année préparatoire, elle consiste à consacrer une année à consolider les bases scientifiques et la méthode de travail, avant de candidater à nouveau pour l'année suivante. Le programme porte généralement sur les matières fondamentales de la première année — biologie, physique, chimie, biochimie — et sur les compétences de travail qui font la différence en première année : planification, mémorisation, gestion du volume.

Deux points à connaître avant de s'engager.

Elle ne délivre pas de crédits universitaires. Ce n'est pas une année de licence : c'est une année de renforcement. Il faut donc l'envisager comme un investissement sur la candidature suivante, pas comme un début de cursus.

Elle ne consomme aucune tentative. Les candidatures aux filières MMOPK ne sont décomptées que lorsqu'un étudiant postule effectivement depuis un PASS ou une LAS. Une année préparatoire laisse donc les deux chances intactes.

À Paris, l'année préparatoire P0 d'Antémed Epsilon fonctionne sur ce modèle, avec un programme calé sur les attendus des facultés franciliennes. Le critère à vérifier avant de choisir un organisme reste le même partout : que le contenu corresponde réellement à la faculté visée l'année suivante, et pas à un programme générique.

S'inscrire dans une licence scientifique et candidater en LAS l'an prochain

C'est l'option la plus économique, et elle est souvent négligée.

Une licence de sciences de la vie, de chimie, de biologie, de psychologie ou de STAPS reste accessible en phase complémentaire dans de nombreuses universités. L'étudiant y valide une vraie première année, avec ses crédits.

Deux trajectoires s'ouvrent ensuite :

  • Candidater en LAS l'année suivante, si l'université propose une option accès santé compatible avec la licence suivie.
  • Se réorienter vers une autre première année, avec un dossier universitaire cette fois, et non plus un simple dossier de lycéen.

Cette voie a un avantage réel : elle fait avancer le cursus au lieu de le suspendre. Elle demande en revanche de vérifier précisément, dès l'inscription, quelles passerelles l'université concernée propose. Toutes les licences ne donnent pas accès à une mineure santé.

Recandidater sur Parcoursup l'année suivante

Un bachelier peut formuler de nouveaux vœux l'année suivante. Le dossier est alors examiné avec les éléments dont il dispose : bulletins du lycée, résultats du baccalauréat, et ce qu'il a fait de son année.

C'est ce dernier point qui fait la différence. Une année passée à travailler sérieusement une remise à niveau, ou à valider une première année de licence, se défend. Une année blanche sans contenu se défend beaucoup moins bien.

Regarder aussi du côté des autres formations de santé

Toutes les vocations soignantes ne passent pas par les filières MMOPK. Les formations en soins infirmiers, les licences en sciences sanitaires et sociales ou certains BUT du domaine de la santé recrutent également via Parcoursup, y compris en phase complémentaire.

Ce n'est pas une consolation : ce sont des métiers différents, avec leurs propres exigences. Mais pour un candidat dont le projet était plus large que la seule médecine, la question mérite d'être posée sérieusement plutôt que balayée.

Comment choisir entre ces options

Quatre questions permettent de trancher rapidement.

  1. Mon projet santé est-il confirmé ? Si le doute existe, une licence scientifique laisse davantage de portes ouvertes qu'une année entièrement dédiée.
  2. Qu'est-ce qui a manqué cette année ? Un dossier scolaire moyen appelle une remise à niveau. Un bon dossier sans place relève souvent de la sélectivité locale, et une nouvelle candidature peut suffire.
  3. Quel est mon budget ? Une année préparatoire en organisme privé représente un coût réel, là où une licence universitaire reste au tarif de l'inscription.
  4. Suis-je autonome ? Une année en licence demande de gérer seul son objectif santé en parallèle. Une année préparatoire impose un cadre.

Le calendrier des prochaines semaines

  • Jusqu'à la mi-septembre : phase complémentaire ouverte, vœux possibles sur les places restantes.
  • Début septembre : rentrées universitaires, et derniers désistements exploitables.
  • Septembre à octobre : inscription dans la solution retenue, avant que l'année ne s'installe.
  • Janvier : ouverture de la nouvelle campagne Parcoursup, pour ceux qui recandidatent.

L'essentiel se joue maintenant : la pire option, à ce stade, est l'attentisme. Une décision prise en septembre, même imparfaite, laisse une année entière pour la faire fructifier. Une décision reportée à novembre en laisse beaucoup moins.

V
Victoire
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